Un producteur de cacao ivoirien à la Bourse de Paris

KKO International veut devenir le plus gros producteur de fèves de Côte d’Ivoire.

Le cacao ivoirien vient courtiser les investisseurs à la Bourse de Paris et de Bruxelles. KKO International, holding belge, maison mère de la société de logistique et d’exploitation agricole (Solea) spécialisée dans la plantation de cacaoyers en Côte d’Ivoire, a lancé en fin de semaine dernière son introduction en Bourse sur Alternext Paris et Alternext Bruxelles.

KKO compte lever entre 10 et 11,5 millions d’euros via une augmentation de capital. La fourchette de prix de l’offre – ouverte aux particuliers et aux institutionnels – est comprise entre 3,26 et 3,98 euros par action, et la période de souscription court jusqu’au 8 octobre.

En levant des fonds, KKO affiche ses ambitions : devenir la plus grande plantation de cacao en Côte d’Ivoire, premier pays producteur de la planète. « Grâce à des techniques agronomiques innovantes dans le cacao, Solea vise des rendements de production de fèves encore jamais atteints, en visant une productivité très élevée de 5 tonnes par hectare en 2020, pour une moyenne de 0,5 tonne », explique la société.

Droits fonciers

KKO a pour objectif d’exploiter 3.000 hectares d’ici à la fin 2017. Plus de la moitié des fonds serviront donc à obtenir des droits fonciers pour de nouvelles terres, puis pour les mettre en exploitation. Aujourd’hui, Solea travaille sur 1.000 hectares, dont 800 plantés de cacaoyers. Pour l’heure, Solea n’a encore ni récolté ni commercialisé ses produits, et KKO précise dans le prospectus que la société n’a pas encore réalisé de bénéfices.

Aujourd’hui, rares sont les exploitations dans le monde supérieures à 5 hectares et elles sont gérées par des agriculteurs souvent âgés de plus de cinquante ans. La production est en outre très concentrée puisque l’Afrique représente 70 % de l’offre mondiale, la Côte d’Ivoire et le Ghana étant de loin les plus gros exportateurs. L’approvisionnement de la planète en fèves – 4 millions de tonnes par an – demeure donc quasi artisanal… face à une industrie du chocolat colossale, dominée par des multinationales telles que Barry Callebaut, Nestlé, Ferrero, Cadbury ou Mars.

Toutefois, à l’heure où l’appétit croissant de pays comme la Chine, l’Inde et la Russie pour le chocolat font craindre un déficit chronique d’offre de fèves dans les années à venir, la donne change lentement. Il existe des projets agro-industriels planifiés ou en construction dans la production amont, en particulier en Amérique latine. United Cacao, qui développe des plantations au Pérou, est ainsi devenu fin 2014 le premier « pure player » dans le cacao au monde à s’introduire en Bourse à Londres sur l’Alternative Investment Market.

source : Les Echos

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