Un décideur décide… il ne veille pas !

La veille collaborative est un point d’entrée essentiel de l’intelligence économique. Sa nature même, et le réseau sur lequel elle s’appuie, lui permettent de s’écarter des chemins protocolaires pour gagner en efficacité et accélérer les prises de décisions.

 

On sait combien il est difficile d’expliquer la valeur de la veille, notamment à un décideur. Pour lui, la veille, c’est simplement lire de l’information et passer beaucoup de temps inutile dans l’entreprise pour s’informer. Et pourtant, il sait aussi que sans information, impossible de prendre les bonnes décisions. Mais comment lui expliquer alors qu’il est nécessaire que tous les membres de l’entreprise fassent de la veille afin qu’émergent les sujets clés qu’il juge stratégiques ?

Parlez-lui du saumon ! Comme le saumon, il faut remonter le fleuve en sens contraire pour revenir à la source… Et qui dit décision, dit décideurs. Qui dit décideurs, dit groupe de travail, réunion ou kick off improvisé autour de la machine à café. Si on transpose dans le numérique, les réunions, les tâches et les projets sont gérés par des outils de gestion de projet ou par le réseau social d’entreprise.

La veille renouvelée et élargie par le collaboratif dans un réseau social.

Pour lancer une tâche, encore faut-il l’information préalable. Prenons le cas d’une situation de crise. L’information viendra justement de la veille, que ce soit une veille externe sur le Web ou une veille interne sur le terrain.

Voilà donc réunis les ingrédients pour remonter les petits ruisseaux de la veille jusqu’à la « grande » décision. Reste à éviter les barrages à chaque étage, pour que le saumon remonte jusqu’à la source et puisse produire un effet sur la stratégie globale de l’entreprise. C’est tout l’enjeu du management intermédiaire que de comprendre cette nécessité et de l’appliquer à tous les étages de l’entreprise. Plus facile à dire qu’à faire…

L’effet réseau au-delà des cloisonnements hiérarchiques

C’est là où le réseau social d’entreprise apporte également une nouvelle réponse et dépasse les systèmes « classiques » de gestion collaborative. Il permet par son fonctionnement en réseau d’éviter le canal unique et donc de contourner les barrages dans les baronnies des organisations. La veille finit par remonter à sa source (comme le saumon) pour irriguer la stratégie, dès lors que le top management veut bien s’y intéresser.

Le Réseau Social d’Entreprise a alors un rôle central de terminaisons nerveuses plantées dans la réalité de l’organisation, qui permettent de remonter rapidement et de manière structurée l’information depuis la veille jusqu’à la décision… Et comme le RSE est un lieu d’échanges, la communication de cette décision par le décideur se fait aussi par le RSE. Tout comme le saumon, après avoir remonté le courant, l’information reprend son périple pour aller en mer irriguer le grand large.

La veille collaborative est un point d’entrée essentiel de l’intelligence économique. Sa nature même, et le réseau sur lequel elle s’appuie, lui permettent de s’écarter des chemins protocolaires pour gagner en efficacité et accélérer les prises de décisions.

Par Alain Garnier, CEO et cofondateur La veille, le saumon et le décideur

source : Archimag

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