Projet Aérocité : Jeu de ping pong entre Aéria et le gouvernement

Projet Aérocité : Jeu de ping pong entre Aéria et le gouvernement

L’Etat de Côte d’Ivoire souhaite débuter les travaux du projet de la ville aéroportuaire dénommé « Aérocité » à Abidjan en 2015. D’un coût global estimé à 1000 milliards de FCFA, la réalisation de cette cité devrait permettre à l’aéroport international de bénéficier des infrastructures à même de renforcer l’attractivité de la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Cette infrastructure, si l’on en croit les autorités aéroportuaires, participera à la création d’emplois dans une fourchette de 25 à 30.000 emplois. Dans la création de cette ville, sur une superficie de 3.700 hectares, la compagnie Aéria, concessionnaire pour l’exploitation de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny depuis 1996 devrait avoir beaucoup à dire après s’être vu retiré la concession pour la construction et la gestion du projet de la ville aéroportuaire. En effet, le 4 février 2015, le gouvernement, par deux décrets a porté le coup de semonce au rêve d’Aéria de réaliser cet important projet, ouvrant ainsi la voie à la concurrence sur ce projet pour trouver un nouvel adjudicataire à travers un appel d’offre, qui lui aussi, se fait attendre.

A Aéria « on préfère garder les acquis »

La raison évoquée pour arracher le marché à Aéria, c’est que la compagnie «n’a pu réaliser le projet Aérocité dans les délais et les conditions de tarif convenus». Présent depuis 1996 en Côte d’Ivoire ; cette filiale du groupe français Egis n’a pu en deux ans réussir à faire sortir de terre, le rêve du gouvernement ivoirien de matérialiser ce projet. Et comme si elle voulait camper sur ces acquis, c’est le Directeur Général d’Aéria, Gille Darriau qui a levé un coin de voile sur l’éviction de sa compagnie du projet : «Nous n’avons pas trouvé d’accord avec le gouvernement sur le montage économique du projet, même si nous étions en phase sur les parties technique et urbanistique. Dans ces conditions, le gouvernement a estimé plus à propos de travailler avec d’autres opérateurs sur Aérocité, sans du tout remettre en cause les performances d’Aéria dans la gestion de l’aéroport». Depuis cette réponse, manifestement diplomatique, donnée par le premier manager d’Aéria, l’affaire aérocité semble close pour la compagnie. Mieux, les esprits sont préparés à vivre une cohabitation avec celui qui remportera l’appel d’offre.

 

 

Source : Le Journal de l’Economie n° 299 du lundi 23 février au dimanche

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