Pour porter la coopération sino-ivoirienne à un niveau plus élevé

Après de nombreux échanges avec les amis ivoiriens au cours de ces quatre derniers mois, j’ai mesuré profondément les attentes de l’ensemble de la population ivoirienne pour renforcer notre coopération et nos échanges. Les relations sino-ivoiriennes recèlent d’énormes potentialités de développement et il nous reste beaucoup de travail à accomplir.

Premièrement, intensifier les échanges de haut niveau

Le sommet du forum sur la coopération sino-­africaine et la conférence ministérielle auront lieu en décembre prochain à Johannesburg. Parmi ses invités distingués figure SEM Ouattara. A la mi-décembre, M.Wang Jiarui, Vice-Président de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois (CCPPC) et ministre du Département International du Comité Central du Parti Communiste Chinois, effectuera une visite en Côte d’Ivoire. Cela va jouer un grand rôle d’orientation politique dans le renforcement de nos relations bilatérales et va insuffler une nouvelle dynamique à notre coopération. Parallèlement, nous continuons d’animer les visites croisées de haut niveau, notamment celles des ministres, dans le but de renforcer la confiance politique mutuelle et d’approfondir notre coopération dans de multiples domaines.

Deuxièmement, enrichir la coopération en matière de grands projets

Les grands projets entre nos deux parties se trouvent notamment dans le domaine des infrastructures qui constituent la base de l’essor économique des pays africains et la condition préalable de leur industrialisation. La Chine et l’Afrique doivent promouvoir ensemble la construction du réseau ferroviaire à grande vitesse, du réseau autoroutier et du réseau de l’aviation régionale, ainsi que l’industrialisation, en vue de réaliser l’interconnexion africaine.

Le gouvernement du Président Ouattara accorde les priorités de tous ses deux mandats à la construction des infrastructures et aux projets qui ont une incidence sur le bien-être social. Dans ce cadre, la Chine ne cessera pas d’accroître sa participation à la mise en œuvre des projets dans les domaines tels que le transport, l’énergie électrique, la télécommunication et le réseau de canalisations des villes. Cela dans le but de créer des conditions plus favorables à la promotion de l’interconnexion africaine et de l’intégration régionale, au développement économique de la Côte d’Ivoire, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie du peuple ivoirien.

Troisièmement, développer le commerce pour en accroître la quantité et la qualité

Au cours de ces dernières années, le volume du commerce entre la Chine et la Côte d’Ivoire a connu une croissance rapide, enregistrant une valeur de plus de 1,4 milliard de dollars en 2014. Cependant, cela ne représente que 0,6% de l’ensemble du commerce sino-africain. Nous pouvons améliorer notre commerce bilatéral en travaillant dans les deux sens suivants.

  • D’une part, accroître sa quantité

La Côte d’Ivoire est parmi les plus grands producteurs du cacao, du café, de l’anacarde, de la mangue et de l’ananas à l’échelle mondiale ou africaine, néanmoins, les Chinois ne la connaissent pas assez bien. A titre d’illustration, le marché chocolatier de la Chine maintient toujours une croissance de 10% à 15% au cours des dernières années, avec une taille de 2,7 milliards de dollars réalisés en 2014, recelant ainsi de grandes potentialités au niveau du marché et de l’industrie chocolatiers. Il nous faut chercher à promouvoir l’exportation ivoirienne des produits agricoles de bonne qualité vers la Chine.

  • D’autre part, améliorer sa qualité

L’année dernière, l’investissement chinois vers l’Afrique a franchi le cap de 30 milliards de dollars. Nous devons nous efforcer d’encourager les investisseurs chinois à renforcer leur présence en Côte d’Ivoire et à transformer les produits agricoles en vue d’en ajouter les valeurs et, par ailleurs, les encourager à s’installer dans la zone industrielle PK 24. Nous espérons que la Côte d’Ivoire continuera à améliorer son climat des affaires, à mettre en œuvre plus de politiques favorables et à prendre des mesures concrètes pour assurer la sécurité, ainsi que les droits et intérêts légitimes des entreprises et des personnels chinois.

Quatrièmement, promouvoir les échanges et la coopération en matière de culture et d’éducation

Il y a beaucoup d’espace de développement dans le domaine des échanges humains par rapport aux attentes des deux peuples et au potentiel de nos relations. Nous devons travailler pour faire en sorte que les échanges culturels se réalisent de manière régulière et dans une plus grande envergure, augmenter le nombre d’étudiants ivoiriens en Chine et former davantage de personnes qualifiées pour la Côte d’Ivoire, assurer le bon fonctionnement du premier Institut Confucius logé à l’Université Félix-Houphouët-Boigny et envisager en ouvrir un deuxième et un troisième, promouvoir les échanges et la coopération entre les organisations de jeunesse et de femmes, ainsi qu’entre les ONG de nos deux pays.

Le deuxième quinquennat du Président Ouattara a été lancé, tandis que la mise en œuvre du treizième plan quinquennal de la Chine verra le jour l’année prochaine. Ainsi, j’ai la certitude que la phase historique de l’accélération du développement de la Côte d’Ivoire et de notre coopération bilatérale se déroulera bientôt devant nos yeux. Nous devons saisir l’opportunité de l’élargissement et de l’approfondissement de notre coopération afin de porter, la main dans la main, la coopération d’amitié sino-ivoirienne à un nouveau palier.

Source : Fraternité Matin

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