Perspectives économiques régionales : La Côte d’Ivoire résiste aux chocs mondiaux

Selon le Représentant Résidant du Fmi en Côte d’Ivoire, Alain Feler, malgré la morosité de l’économie mondiale, le pays  a su profiter de la baisse des cours des produits pétroliers.

Perspectives économiques régionales : La Côte d’Ivoire résiste aux chocs mondiaux

Au moment où l’économie mondiale chancelle suite à la chute des cours du pétrole, du ralentissement de l’Economie chinoise et de celle de l’Europe, plusieurs pays africains dont la Côte d’Ivoire ont résisté aux chocs extérieurs en maitrisant le déficit budgétaire et avec des termes d’échanges très favorables. Cette performance, pour le Fonds monétaire internationale (Fmi), doit faire école. Raison pour laquelle ils ont choisi la Côte d’Ivoire pour lancer ce mardi 3 mai les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne, à l’auditorium de la Primature (Abidjan-Plateau), sous la présidence du Premier ministre Daniel Kablan Duncan.

Selon le Représentant Résidant du Fmi en Côte d’Ivoire, Alain Feler, malgré la morosité de l’économie mondiale, le pays a su profiter de la baisse des cours des produits pétroliers. Mieux, elle fait figure d’exception avec un taux de commerce intra africain de 34% et de 27% dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedao), en dépit du faible taux enregistré par le continent (10à 12¨%) dans le commerce intraafricain et un triste score de 3% dans le commerce mondial, selon Daniel Kablan Duncan.

Ouvrant la cérémonie de lancement de ce rapport, le chef du gouvernement, dans un résumé analytique, a cependant reconnu que l’Afrique subsaharienne enregistre une croissance annuelle forte et continue. Mais «avec la situation morose de l’économie internationale, l’on note un ralentissement de la croissance. Elle a atteint son plus bas niveau durant ses quinze dernières années en se situant à 3,4% en 2015 contre 5% en 2014. Cette tendance défavorable est la conjonction des turbulences internationales et régionales due à la baisse des produits de base en particuliers et au durcissement des conditions financières mondiales », fait remarquer le Premier ministre .

A l’en croire, même si la maladie à virus Ebola et le terrorisme ont accentué ce marasme, l’Afrique subsaharienne pâtit du faible niveau de productivité mais aussi du déficit de compétitivité. Ce qui, pour lui, lève le voile sur deux problématiques majeures. A savoir le manque de résilience face aux chocs internes et externes et la nécessité de la transformation structurelle, de la diversification des économies en tirant profit de la grande productivité des ressources naturelles et agricoles, sans oublier la mise en application du dividende démographique fiable.

Selon le directeur général adjoint du département Afrique du Fmi, Roger Nord, la croissance économique de l’Afrique qui était à 3,5% en 2015, tablera sur 3% en 2016 et les pays producteurs de pétrole qui n’ont pas pu résister à la baisse mondiale des cours du baril pourront connaitre une croissance de 2,5%. Il révèle dans ce rapport que des aléas sur les perspectives se profilent, notamment les nouvelles baisses des cours du pétrole, la volatilité des marchés financiers internationaux et de nouveaux ralentissements de l’économie européenne. Roger Nord observe que les pays exportateurs de pétrole en Afrique font face à des déficits budgétaires accrus. Alors, il propose un ajustement budgétaire et l’utilisation, à long terme, d’une flexibilité sur les taux de change, concernant la politique monétaire.

Mais le commis du Fmi annonce à court terme la mobilisation des recettes internes, le renforcement de la résilience et l’augmentation de la compétitivité des économies et l’amélioration du partage de la croissance, source, selon lui, de la pérennité de cette croissance. Pour lui, il ya encore un potentiel inexploité en Afrique, qui peut intégrer la chaîne des valeurs mondiales. Et, dit-il, elle devrait réduire les inégalités pour augmenter la croissance. Une croissance qui, selon le Représentant résident du Fmi, doit être soutenue par trois défis : Des politiques nationales, monétaires et régionales efficaces et bien coordonnées, des réformes structurelles pour diversifier et rendre plus concurrentiel les économies et un secteur financier fort.

Le rapport sur les perspectives économiques régionales qui a mobilisé une vingtaine d’acteurs financiers pour sa réalisation contient 127 pages. Il est lancé deux fois par an, en marge des réunions annuelles et du Printemps du Fmi, dans un pays francophone ou anglophone d’Afrique.Et pour cette édition c’est la Côte d’Ivoire qui a été choisie.

 

Source : FratMat.info

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