Performances : Comment se porte réellement l’économie ivoirienne ?

En vue de permettre à tous les Ivoiriens en général et aux opérateurs économiques en particulier de prendre le pouls des activités économiques en Côte d’Ivoire, votre hebdomadaire d’informations économiques et financières s’est donné pour mission de vous présenter de façon périodique un aperçu général de l’évolution économique de la Côte d’Ivoire. Et ce, dans tous les secteurs d’activités que sont : le secteur primaire ; le secteur secondaire ; et le secteur tertiaire.

Cette observation transversale sur toute l’activité économique ivoirienne devrait constituer une véritable boussole pour les acteurs du secteur privé ivoirien afin de mieux affiner leurs études concernant certains aspects du marché ivoirien. Cela devrait également contribuer à un meilleur accès à l’information économique et financière en vue d’une meilleure promotion de l’entrepreneuriat. Ainsi, à travers ce dossier, il sera permis à tous et à chacun de se faire une idée claire de la santé véritable de l’économie ivoirienne qui a enclenché une dynamique de croissance relativement soutenue depuis quelques années.

Plus précisément, il sera question de porter à votre connaissance toutes les performances – tout comme les contre-performances ­de la première économie de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) sur le premier trimestre 2015 sur la base des données de la Direction Générale de l’Économie (DGE).

SECTEUR PRIMAIRE : HAUSSE GÉNÉRALE DES PRODUCTIONS SAUF POUR L’ANANAS, LE COTON ET LA BANANE

L’agriculture continue de bénéficier des réformes entreprises dans le secteur en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, d’accroitre les revenus des producteurs et de créer des emplois.

Le cacao se porte bien…

La production de cacao s’est établie à 413.624 tonnes, en hausse de 36,4% par rapport au premier trimestre 2014. La filière bénéficie notamment, de la poursuite de la mise en œuvre du programme «Quantité-Qualité-­Croissance» (2QC), ainsi que du relèvement du prix d’achat bord champ garanti aux producteurs à 850 FCFA contre 750 FCFA à la période correspondante de 2014. La hausse du volume d’achat combinée à celle du prix d’achat garanti bord champ a permis aux producteurs d’engranger un revenu brut cumulé d’environ 352 milliards de FCFA durant ce premier trimestre de l’année 2015. Ce revenu est en augmentation de 55% par rapport à la même période en 2014.

… , le café également

La production de café évolue également positivement. Elle atteint 109.182 tonnes sur le premier trimestre 2015, en hausse de 16,2%. Elle a bénéficié d’un prix minimum bord champ garanti qui se situe à 650 FCFA contre 620 FCFA un an plus tôt. Le revenu brut cumulé perçu par les producteurs au cours de la période sous revue est de 70,97 milliards de FCFA, en hausse de 22% comparé à la même période de 2014. Une production sucrière qui se renforce. Le sucre poursuit son évolution pour s’établir à 109.652,2 tonnes, en hausse de 2,0% au premier trimestre 2015 par rapport à la même période de 2014. Cette évolution est due aux bons rendements des plantations qui ont permis d’obtenir un tonnage de cannes à teneur en sucre élevé.

La culture de l’anacarde semble être en plein essor

De même, la production d’anacarde augmente également de 6,5% en dépit de l’intensité de la campagne précédente qui a permis de capter une part substantielle de la récolte à travers les ventes. La culture est en plein essor en relation avec la mise en œuvre de la réforme qui a abouti, notamment à la fixation d’un prix minimum d’achat bord champ rémunérateur aux producteurs. Pour la campagne 2015, le prix bord champ est fixé à 275 FCFA/kg contre 225 FCFA en 2014, soit une amélioration de +22,2%.

Recul de la production cotonnière

A l’inverse, la production de coton graine est en baisse de 6,2%. Ce recul est imputable au démarrage précoce de la campagne 2014/2015 en novembre, au lieu de décembre comme observé habituellement. Ainsi, une grande partie de la production de la campagne 2014/2015 a été captée au titre de l’année 2014, à travers les ventes. Les prix d’achat du coton graine premier choix (250F/kg) et deuxième choix (225F/Kg) sont identiques à ceux de la campagne précédente. La reprise réelle des activités de la campagne en cours devrait permettre d’inverser la tendance.

Ananas : La descente aux enfers continue

La production d’ananas recule de 48,8%. Elle pâtit du manque de soutiens financiers aux paysans en vue de l’amélioration de la compétitivité de la filière, au regard notamment des normes de qualité requises pour l’accès au marché européen.

La banane, pas encore des pluies diluviennes

La production de banane maintient sa tendance baissière entamée depuis le mois d’août 2014, en lien avec la dévastation de près de 22% des surfaces plantées pendant les pluies diluviennes de juin 2014. La production accuse un recul de 28,2% sur le premier trimestre par rapport à la période correspondante de 2014.

SECTEUR SECONDAIRE : LE BTP TOUJOURS ROI

Le secteur secondaire, à fin mars 2015, est marqué par le dynamisme de l’activité industrielle et du BTP. En effet, en moyenne sur la période, l’Indice Harmonisé de la Production Industrielle (IHPI) augmente de 10,5% comparé à fin mars 2014. Cette hausse est portée à la fois par le secteur manufacturier (+10,2%), la branche «électricité, gaz et eau» (+5,9%) et les industries extractives (17,4%). L’indicateur avancé du BTP est également en accroissement de 22,7%.

L’industrie manufacturière en pleine croissance

L’évolution favorable des industries manufacturières à fin mars 2015, provient de l’ensemble des grandes branches d’activité. La production de la branche «Fabrication de machines et matériels de tous types augmente de 42,9%, grâce à la vigueur de la sous branche «fabrication de machines et de matériels électriques» (+49,1%) tandis que la «construction de véhicules automobiles» (-23,8%) se replie. Les «Industries métalliques» enregistrent une hausse de 46,1%, impulsée par la production des deux sous branches «fabrication d’ouvrages en métaux et travail des métaux» (+59,2%) et «métallurgie et fonderie» (+3,2%).

«Les Industries du papier, carton et édition, imprimerie» croissent de 39,6%, portées par la «fabrication de papier, de carton et d’articles en papier ou en carton» (+80,6%) qui continue de tirer avantage de la mise en application de l’interdiction de la fabrication et de l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables.

La branche «textiles et cuir» progresse de 11,8% sous l’effet de la «fabrication de textile» (+ 11,6%), en lien avec une forte demande intérieure qui se reflète au niveau des ventes au détail de «textile, habillement, articles chaussants et cuir» (+33,7%). La branche «industries du bois et meubles affiche un accroissement de 12,7% due à l’augmentation de la «fabrication de meubles et activités non classées ailleurs» (+15,7%), tandis que le «travail du bois et fabrication d’articles en bois ou de vannerie» régresse (-7,2%).

La production des «Industries du verre, de la céramique et des matériaux de construction» est en hausse de 2,7%. La production des «Industries agroalimentaires et tabac» croit de 5,1% sous l’effet des «produits alimentaires et de boissons» (+6,9) alors que les «produits à base de tabac» (- 21,8%) reculent. L’activité des industries pétrolières, chimiques et caoutchouc, plastiques» évolue favorablement (+8,9%), portée par les sous branches «Raffinage pétrolier, cokéfaction, industries nucléaires (+56,4%) et «Fabrications de produits chimiques» (+17,2%). Toutefois, cette hausse est amoindrie par la baisse au niveau de la Fabrication de produits en caoutchouc ou en matières plastiques causée par l’interdiction de la production de sachets plastiques non biodégradables et les difficultés persistantes dans la filière caoutchouc en raison des niveaux bas des cours internationaux.

Le regain d’activité de la branche est porté notamment par la production de produits pétroliers qui bénéficie de la pleine activité des unités de production après l’arrêt réglementaire de certaines unités au cours du premier trimestre 2014. Sur le premier trimestre 2015, la production rebondit de 37,8% pour atteindre 839.098,0 tonnes. Toutes les productions bénéficient de ce dynamisme, notamment le gasoil (+29,0%), le super (+26,5%) et le fuel (+62,9%). Cette production permet de répondre aux besoins croissants de la consommation intérieure (+4,3%2) et des exportations (+50,2%). L’augmentation de la consommation intérieure se ressent au niveau de la plupart des produits à l’exception du DDO (-34,1%) et du HVO (-100%). Ainsi, le super (+20,0%), le gasoil (+13,6%), le butane (+17,5%) et le kérosène (+3,8%) s’inscrivent en hausse.

S’agissant des exportations, elles croissent sous l’effet combiné de l’augmentation de la demande extérieure adressée à la Côte d’Ivoire et de la disponibilité de produits pétroliers. Au total, les ventes de produits pétroliers augmentent de 25,0% à fin mars 2015 par rapport à la période correspondante de 2014.

Les industries extractives retrouvent des couleurs

L’indice des industries extractives est en hausse de 17,4% à fin mars 2015 par rapport à la période correspondante de 2014. Cette embellie est impulsée par la branche «extraction de pétrole brut et de gaz naturel, activités annexes» (+16,9%) et les «autres activités extractives» (+25,2%). Au niveau des industries extractives, les productions d’or, de pétrole brut et de gaz sont en progression. L’extraction aurifère enregistre un accroissement de 20,9% pour s’établir à 5.534,0 kg au premier trimestre 2015. Cette évolution est due à la bonne performance de l’ensemble des entreprises excepté LGL Mines (-3,4%). Ainsi, la production des entreprises minières SMI, Tongan Sa et Agbaou Gold a respectivement augmenté de 38,4%, 19,0% et 42,5%.

Au niveau de la branche «extraction de pétrole et de gaz», la reprise est confirmée à fin mars 2015 par un accroissement de l’extraction de pétrole brut de 23,1% pour s’établir à 1.776,2 barils. Cette évolution est due à l’accroissement des productions sur les permis CI-40 et CI-26 respectivement de 45,2% et 13,4%. Par contre, les productions des permis CI­11 (-18,4%) et CI-27 (-2,2%) sont en repli. Quant à la production de gaz naturel, elle s’établit à 554,6 millions de mètres cubes au premier trimestre 2015, en hausse de 3,5% par rapport à 2014. Cette évolution est liée à l’augmentation des productions de gaz sur chacun des permis. En effet, CI-40, CI-26, CI-11 et CI-27 ont respectivement enregistré des hausses de 84,5%,6,2%,4,1% et 2,6%.

La production d’énergie en hausse

La progression de l’activité de la branche «électricité, gaz et eau» provient à la fois de la «production et distribution d’électricité» (+5,3%) et du «captage, traitement et distribution d’eau» (+7,5%). La production nette d’électricité maintient sa tendance haussière, en ligne avec le dynamisme de l’activité économique nationale. Elle se situe à 2.159 Gwh, en augmentation de 5,0%, grâce à l’électricité de source hydraulique (+31,8%) qui tire avantage d’une exploitation intensive des barrages hydroélectriques.

Par contre, l’électricité de source thermique enregistre un léger retrait (-0,5%) en relation avec la non utilisation de HVO sur la période sous revue. L’augmentation de la production d’électricité est totalement absorbée au niveau intérieur avec une consommation en hausse de 5,5%, aussi bien au niveau de la moyenne tension que de la basse tension. Cette situation traduit le renforcement du redressement de l’activité économique qui doit s’accompagner d’investissements intensifs pour la production d’électricité nécessaire au fonctionnement des unités de production.

Quant aux exportations, elles restent en quasi stabilité

(198 GWH contre 197 GWH un an plus tôt) Au total, les ventes d’électricité ressortent à 1.687 Gwh, en accroissement de 4,9%. Les pertes enregistrées tout au long du circuit de distribution représentent 21,8% de la production totale, en légère amélioration par rapport au niveau de la période correspondante de 2014 (22,1%). Ces pertes, qui restent encore trop élevées, sont attribuables à la fois à la vétusté des installations et à la fraude. Les travaux en cours portant notamment, sur les transformateurs et les installations de transport devraient permettre de réduire davantage les pertes techniques. Par ailleurs, la mise en application de la loi sur l’électricité devrait favoriser la réduction de la fraude et faire baisser les pertes non techniques. Ce sont là des voies certaines d’amélioration de la viabilité financière du secteur.

Le BTP toujours aussi prometteur

L’indicateur avancé du BTP, à fin mars 2015 croît de 22,7% grâce au dynamisme enregistré au niveau des productions de bitume (+110,3%), des bacs (+154,2%), de «câbles et fils électriques» (+49,1%) et de béton (+22,0%), de «Gravier de granit, gravillons et sable de lagune» (+25,2%) et de ciment (+0,9%).

Le bitume bénéficie de la pleine activité de la Société Multinationale de Bitume (SMB), après l’arrêt règlementaire enregistré au cours du premier trimestre 2014. Cependant, le dynamisme de ses branches est amoindri par la contraction de la production de tôles (-32,9%).

S’agissant du ciment, en dépit de la légère hausse de la production, les demandes exprimées pour la réalisation des chantiers institutionnels, demande satisfaite en priorité, et par les ménages ont entraîné une pénurie. Le besoin additionnel établi par les précommandes auprès des producteurs locaux s’établit à plus de 150.000 tonnes sur les prochains mois.

Pour prendre en compte cette demande tout en maitrisant l’évolution des prix des matériaux de construction, un projet d’importation temporaire de 180.000 tonnes de ciment est en cours de discussion entre le Gouvernement et les cimentiers locaux. Ce projet vise à favoriser les investissements des ménages tout en œuvrant pour le succès du programme présidentiel des logements sociaux, économiques et de standing.

SECTEUR TERTIAIRE : LE COMMERCE DE DÉTAIL ET LE TRANSPORT CONNAISSENT UNE CROISSANCE SOUTENUE

Le secteur tertiaire enregistre une bonne tenue du chiffre d’affaires du commerce de détail, une hausse du trafic global de marchandises dans le transport maritime, ainsi qu’un accroissement des trafics aérien, routier et ferroviaire.

Hausse du commerce de détail 

L’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail, sur le premier trimestre 2015, est en hausse de 7,4% en termes nominaux par rapport à la même période de 2014. Cette performance est portée par l’ensemble de ses composantes hormis les «produits divers» (-22,8%) qui se contractent, ainsi que les «produits de l’alimentation» (- 2,3%) en lien avec la contraction des ventes de produits non transformés de l’alimentation, boissons et tabacs» (-24,8%). La bonne performance enregistrée au niveau du commerce de détail a été favorisée par les effets positifs des mesures implémentées par le gouvernement en vue de l’amélioration du climat des affaires et des revenus des ménages.

Les évolutions des différentes branches se déclinent comme suit :

Les ventes des «équipements de la personne» (+33,1%) sont en augmentation. Cette hausse résulte des nombreuses actions commerciales menées au niveau de la sous branche textiles, habillement, articles chaussants et cuirs» (+33 ,7) alors que la sous branche «montres, horloges bijoux et pierre précieuses (-53,3%) est en baisse. La satisfaction des besoins primaires prime sur l’achat de biens de luxe. Les ventes des «automobiles, motocycles et pièces détachées» connaissent une hausse (+23,7%), portée par l’ensemble des composantes. Les hausses les plus significatives sont celles des «véhicules automobiles neufs» (+24,2%) et des «pièces et accessoires de véhicules automobiles et motocycles usagés» (+22,3%). Cette embellie est due aux facilités offertes par les concessionnaires pour les acquisitions de véhicules neufs, ainsi qu’à l’exécution d’importantes commandes pour la poursuite du rééquipement des services de l’administration publique.

Le chiffre d’affaires des «produits de l’équipement du logement» (+19,7%) progresse, porté par toutes ses composantes. En effet, les sous branches «ameublement, équipements et produits ménagers» (+37,5%) et branches «matériaux de construction, quincaillerie (+15,5%) s’accroissent.

Les ventes de produits pharmaceutiques et cosmétiques» augmentent de 16,5%, favorisées par une forte demande en produits cosmétiques et un accroissement des contrats d’assurances médicales avec le secteur privé. Ainsi, les «parfumeries et produits de beauté» et les «produits pharmaceutiques et médicaux» croissent respectivement de 33,9% et de 16,0%. Les ventes de «produits pétroliers» (+7,5%) sont en hausse, portées par l’augmentation des prix du carburant à la pompe, ainsi que par l’accroissement du trafic urbain et interurbain en lien avec le dynamisme de l’activité économique, ainsi que l’intensification des activités des partis politiques à l’approche des joutes électorales.

Le transport semble se porter bien, à l’exception d’une partie du trafic maritime

Au premier trimestre 2015, le trafic aérien affiche un dynamisme. En effet, sur cette période, le nombre total de voyageurs commerciaux est ressorti à 319.475, en hausse de 19,6% par rapport à 2014. Cette progression est principalement due à l’amélioration du trafic intérieur (+571,0%) grâce à la progression des vols domestiques et du trafic dans la zone CEDEAO (+26,2%). Quant à la structure du trafic aérien à fin mars, elle reste dominée par les destinations CEDEAO (36,9%) et France (24,9%). Le transport terrestre afficherait une orientation favorable au vu de l’évolution de l’indicateur avancé qu’est la consommation de gasoil (+13,6%). Il bénéficie de la réhabilitation des infrastructures existantes et de la construction de nouveaux ouvrages.

A fin février 2015, le transport maritime enregistre une hausse au niveau du trafic global des marchandises de 8,9% par rapport à fin février 2014. Cette progression est due à la bonne tenue (+16,5%) du trafic de marchandises au niveau du Port Autonome d’Abidjan ; le trafic au niveau du Port Autonome de San Pedro ayant diminué (-20,6%). Hors transbordement, le trafic global de marchandises augmente de 17,5%. L’accroissement du trafic de marchandises au Port Autonome d’Abidjan résulte de la hausse du trafic national (+22,7%), du transit (+15,2%) et de la poursuite de la contraction du transbordement (-29,3%). Le trafic national enregistre à la fois la hausse des échanges de marchandises générales (+6,4%) et de produits pétroliers (+73,1%). L’accroissement des produits pétroliers est en relation avec la pleine activité de la SIR qui se ressent au niveau des importations de pétrole brut (+232,9%). Le dynamisme du transit dénote de la consolidation des relations avec les pays de l’hinterland. Le transbordement poursuit sa contraction, en relation avec la politique commerciale de la principale société en charge de cette activité qui a réorienté la plupart de ses opérations vers la Guinée où de gros investissements ont été réalisés.

Le trafic au niveau du Port d’Abidjan est marqué par la progression des importations (+40,9%), tirée principalement par les quantités importées de «riz en vrac» (86,9%) et de «produits pétroliers» (+147,3%). Par contre, les exportations replient de 22,7% du fait notamment du cacao fèves (-19,5%), du zinc concentré (-79,9%), du «coton en fibres, égrené et graine» (-37,2%) et des «produits pétroliers hors transbordement» (-13,9%).

S’agissant du Port de San Pedro, la baisse du trafic provient à la fois du transbordement (-26,3) et du trafic national (-14,3%). La contraction du trafic national s’explique principalement par la baisse des exportations de cacao fèves (-25,8%). A fin mars 2015, le Port de San Pedro maintient sa tendance baissière, mais en nette amélioration, avec une contraction du trafic global de marchandises de seulement 10,6%. Dans la branche ferroviaire, le volume de marchandises transportées est ressorti à 221.274,4 tonnes, légèrement en hausse (+0,3%) comparé au premier trimestre 2014. Le transport de marchandises du Burkina Faso vers la Côte d’Ivoire a progressé (+26,4%), tandis que les échanges de la Côte d’Ivoire vers le Burkina Faso ont reculé (-5,7%).

Le mobile continue d’être le moteur des télécommunications

Dans le secteur des télécommunications, la branche «téléphonie mobile évolue favorablement à fin février 2015. Le chiffre d’affaires généré au niveau de cette branche se situe à 134,9 milliards, en accroissement de 7,0% par rapport à la période correspondante de 2014. Cette hausse est due aussi bien à l’augmentation du nombre d’abonnés (+13,7%) qu’à l’essor des nouveaux services (internet mobile, transfert d’argent). A fin février 2015, le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile a atteint 22,8 millions. De même, les chiffres d’affaires concernant la téléphonie fixe (21,5% à fin janvier 2015) et l’internet (12,1% à fin février) sont en hausse.

Source : La Tribune de l’Economie

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