Enquête sur la conjoncture économique : Les dépôts bancaires ont baissé de 54,1 milliards de FCFA en 2016

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Le résultat de l’enquête sur « les conditions de banque » , l’un des indices du dispositif interne de suivi de la conjoncture économique de la BCEAO, révèle qu’en 2016, les dépôts bancaires enregistrés en Côte d’Ivoire, s’établissent à 1.576,9 milliards de FCFA contre 1.631 milliards de FCFA en 2015. Soit un recul de 54,1 milliards de FCFA. L’information a été publiée lors de la journée de lancement du nouveau dispositif de suivi de la conjoncture de la BCEAO, le 22 février, au siège national de l’institution, à Abidjan. L’augmentation des parts des déposants «clientèle financière» (+75,2 milliards de FCFA), «entreprises individuelles» (+13,1 milliards de FCFA), n’a pu combler le gap creusé par les déposants «sociétés» (-26,8 milliards de FCFA) et «sociétés d’État et Epics (-75,6 milliards de FCFA)».

L’enquête révèle aussi que les banques ivoiriennes ont plus financé le crédit à la consommation en 2016 qu’en 2015 (+344,9 milliards de FCFA), tandis que les crédits de trésorerie ont connu une baisse significative (-315 milliards de FCFA). Les crédits divers ont cru de +139,3 milliards de FCFA. La répartition des crédits accordés au cours de l’année écoulée montre une baisse de la part des sociétés et entreprises individuelles de -214,8 milliards de FCFA et une croissance significative des prêts accordés au personnel des banques (+ 78,9 milliards de FCFA) et aux particuliers (+344,9 milliards de FCFA). Au total, le cumul des douze mois de l’année 2016 affiche 4.368,5 milliards de FCFA contre 4.256,1 milliards de FCFA, dégageant une légère hausse de 112,4 milliards de FCFA.

L’indice relatif au chiffre d’affaires du commerce de détail fait ressortir que cette activité accuse un léger recul avec un chiffre d’affaires en baisse de 0,1% en termes nominaux et de 0,7% en termes réels. L’activité a été tirée par «les produits d’équipement du logement» (-9,8%) ; «l’article d’équipement de la personne» (- 5,9%) ; «véhicules automobiles, motocycles et Pièces détachées» (-2,2%) et enfin «les produits pétroliers» (-0,4%).

La production industrielle a progressé en 2016 de 5% par rapport à 2015. Cette croissance a été tirée par les sous-secteurs-caoutchouc et matières plastiques (+36,1%) ; ouvrages en métaux (+15,1%) ; produits de la récupération (+33%) ; produits des activités extractives (+3,3%) ; production et distribution d’électricité, de gaz et d’eau (+17%). Au demeurant, le résultat de l’enquête mensuelle de conjoncture (solde d’opinion) fait ressortir que l’activité industrielle a été meilleure qu’en 2015, mème si la trésorerie des entreprises est ressortie moins aisée.

Le secteur du BTP est en croissance en dépit de la diminution du nombre de contrats nouveaux et de la trésorerie moins bonne qu’en 2015.

Les services affichent une conjoncture favorable, tirée par les sous-branches «transports, entreposage, communication» et «intermédiation financière».

Avant la présentation de ses résultats par Klotioloma Silué, Sous­-Directeur, Chef du Service des Études et de la Statistique, le Directeur National de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, Chalouho Coulibaly, a indiqué que les enquêtes menées sur les indicateurs clés : le prix à la consommation ; la disponibilité de l’offre de produits ; l’évolution de la demande à la consommation ; les coûts de production et les conditions de financement permettent à la Banque Centrale d’avoir un regard particulier sur tous les facteurs susceptibles d’agir sur l’évolution des prix. Et ce, dans l’objectif de stabiliser les prix.

«La mise en œuvre de la politique monétaire exige la disponibilité de données statistiques fiables et exhaustives, dans un environnement en pleine mutation», a soutenu Chalouho Coulibaly. «Pour ce faire, la BCEAO a mis en place, à l’instar des banques centrales internationales, un dispositif interne de surveillance de la conjoncture, composé de plusieurs enquêtes auprès des entreprises et des administrations publiques», a-t-il expliqué.

Il a exhorté les 303 entreprises cooptées pour réaliser cette étude à collaborer efficacement. Car étant donné le poids économique de la Côte d’Ivoire, le résultat des études qui sont menées dans le pays impacte fortement le résultat global au niveau régional.

Par ailleurs, pour plus d’efficacité dans le suivi de la conjoncture économique, la BCEAO a élaboré un nouveau dispositif de suivi. Lequel a été présenté aux représentants des entreprises composant l’échantillonnage.

Source : Fraternité Matin

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