COMMENT ROMPRE AVEC LES ORGANISATIONS BUREAUCRATIQUES

Pour libérer le management dans les entreprises, il faudrait laisser de côté les réflexes du siècle dernier et miser sur une organisation organique.

L’environnement des entreprises n’est plus celui que nous avons connu pendant près d’un siècle. Il est devenu hyper complexe, fragmenté, incertain. Dans ce milieu, seules des entités réduites et autonomes peuvent s’adapter et s’épanouir telles des cellules biologiques fonctionnant de manière autonome mais coordonnée avec les autres, au service de nos organismes.

Il faut donc rompre avec les organisations bureaucratiques au sein desquelles, les cellules opérationnelles sont de plus en plus enfermées dans l’exécution d’ordres provenant d’un cerveau souvent débordé et mal informé.

Libéralisation et simplification

Pour cela, il est nécessaire de respecter trois principes. D’abord, changer l’état d’esprit. Il faut laisser faire les cellules, lâcher prise, faire confiance. Cela passe par les comportements mais aussi par la refonte des processus, notamment ceux de décision. Deuxième principe, repositionner la technostructure de l’entreprise au service des opérationnels plutôt que la laisser s’enfermer dans l’établissement des procédures de travail et le contrôle de leur exécution. Enfin, simplifier l’environnement de travail des cellules autonomes, facilitant ainsi l’accès aux informations nécessaires pour décider vite et bien.

Plus encore, le nombre de relais doit être réduit entre le sommet stratégique et le centre opérationnel de l’entreprise. Plus il y a de relais, plus les décisions sont longues à prendre et, dans un univers imprévisible, cette lenteur est extrêmement préjudiciable. De même, l’agilité du centre opérationnel passe par l’établissement des fameuses cellules autonomes.

Une cellule, c’est un équipage, à taille humaine et le cas échéant constitué uniquement d’ouvriers multi-compétents, avec des activités et des moyens dédiés, réalisant une mission claire. Le contrôle n’est pas exclu, mais il est réalisé a posteriori de manière à promouvoir l’initiative et l’engagement. Les managers s’évertuent aussi à ne plus penser à la place des collaborateurs, mais plutôt à leur donner les clés pour agir efficacement. Les collaborateurs ne sont pas au service du manager mais l’inverse.

Se défaire du cartésianisme et du taylorisme

Il faut accueillir l’intelligence collective, c’est-à-dire redonner les temps de respiration nécessaires pour s’adapter et s’engager mais également développer les pratiques d’innovation collaborative et les communautés.

Bref, il faut investir dans le temps long et remettre au cœur de l’entreprise ce qui l’a fait naître : l’envie d’entreprendre. Mais attention, les organisations sont systémiques. Chaque dimension du système étant en connexion avec les autres, ne vouloir avancer que sur une seule de ces dimensions est voué à l’échec. Il faut tout aligner, ce qui requiert une vision et de l’audace.

Pour entrer de plain-pied dans le XXIè siècle, nous devons donc chercher à nous débarrasser de nos réflexes cartésiens et tayloriens et passer de l’entreprise du « comment » à l’entreprise du « quoi », de l’organisation bureaucratique à l’organisation organique. Dans ce type d’organisation, la valeur intrapreneuriale est en effet partagée et l’intelligence collective est libérée à son maximum pour traiter au bon niveau la complexité du travail.

 

source : lesechos.fr

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