Bâtir notre nation autour d’un projet commun

« N’oublions pas que nos différences sont notre force, tant que nous nous reconnaissons un objectif commun. »

Siméon de Saxe-Cobourg Gotha, Premier Ministre de Bulgarie
Strasbourg, 3 avril 2003 Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

 

 

Si la devise de la Côte d’Ivoire est : « Union, discipline, travail », ce n’est pas seulement pour faire bien. C’est aussi et surtout parce que la Force de l’Union, dans la discipline et le travail, conduit au développement durable.

La nation ivoirienne a donc inscrite dans ses gènes, le succès et le développement.

En effet, les fondements du développement humain reposent sur le triptyque :

  • Un territoire – la Côte d’Ivoire
  • Un projet – le développement humain et le bien-être des populations
  • Un réseau – des femmes et des hommes, ensembles pour réussir ce projet.

Il s’agit donc de se mettre ensemble pour défendre les intérêts stratégiques nationaux, promouvoir le développement de nos régions et travailler à la compétitivité de notre économie. Entre autres.

 

A propos de la pensée réticulaire.

Les Etats-Unis, l’Union Européenne, la Tripartite, la régionalisation des alliances économiques, la création d’écosystèmes économiques tels que la silicon valley, le VITIB (Village ivoirien des Technologies de l’Information et des Biotechnologies) ou les pôles de compétitivité…

Tout ceci montre que le monde qui gagne s’organise en réseaux tant physiques que numériques, car l’expérience acquise démontre qu’ensemble, on est plus fort, surtout face à un nouveau contexte mondial à haut risque caractérisé par :

  • La globalisation des marchés qui nous contraint à nous doter d’un tissu économique compétitif et performant pour survivre face à l’hyper concurrence mondiale.
  • La sécurité globale (cybercriminalité, instabilité politique, menace djihadiste, blanchiment d’argent…) qui éloigne l’investissement et l’initiative privée.

Il s’agit ici d’un système où les notions de coopétition sont prégnantes, c’est-à-dire que des concurrents coopèrent pour accroître leur puissance.

 

Du vide stratégique.

Afin de peser sur l’échiquier international et atteindre nos objectifs de développement, la question de nos objectifs prioritaires se pose avec acuité :

Dans un pays tel que la Côte d’Ivoire, riche de ses ressources humaines, riche de sa diaspora, riche de ses ressources naturelles et énergétiques, avec un potentiel et une marge de progression inouïs, que décidons-nous ensemble, pour nous, pour nos enfants, pour nos proches, pour aujourd’hui et demain, au-delà de nos divergences ?

Si cette problématique de long terme n’est pas clairement résolue, nous serons continuellement confrontés à ce vide stratégique et la tyrannie du court terme nous écrasera car les échéances sur lesquelles se confineront les tactiques, sont simplement incompatibles avec une démarche prospective.

 

De la scène de référence.

La posture que nous décidons d’adopter ; passive, réactive ou anticipatrice, trouve sa source dans ce que la doctrine appelle : « scène de référence ».

Cette notion de scène de référence nous permet de comprendre comment la rencontre d’hommes et de méthodes peut s’institutionnaliser pour générer une dynamique spécifique à la Côte d’Ivoire.

En d’autres termes, quelle est la posture de la Nation ivoirienne face aux défis actuels, comment s’organise-t-elle autour de son projet commun et quelles méthodes et instruments met-elle en œuvre pour réussir ?

 

La cohésion sociale : Une simple question de bon sens ?

 

« Deux hommes marchent-ils ensemble, sans en être convenus ? »

 Amos, chapitre 3, verset 3
Ancien Testament, Bible.

 

 

Plusieurs siècles déjà avant notre ère, la question du projet commun dans les relations humaines se posait.

Loin d’être une vue de l’esprit, le Conseil National de Sécurité a engagé la Réforme du Secteur de la Sécurité afin de mettre les ivoiriens et tous les habitants de la Côte d’Ivoire au cœur des politiques et stratégies publiques.

Les questions de développement humain, de bien-être des populations, de justice, de gouvernance, d’éducation, de santé, d’égalité des chances, de développement local, de développement économique y sont traitées avec un fil conducteur : la sécurité humaine.

En effet, ce projet de société innovant bénéficie d’une approche participative car, fait inédit, toutes les franges de la population sont associées à la réflexion, sans trompette ni tambour, afin de construire ensemble cet idéal commun, gage du développement.

Pour finir, il paraît important de rappeler que nous sommes confrontés à des environnements qui eux-mêmes sont soumis à des rapports de force continus et asymétriques, où nous serions bien inspirés de prêter attention aux principes du commandement militaire ; en l’occurrence la définition et la persistance du but à atteindre sur la base du projet commun, l’unité du commandement, la qualité de l’administration, la concentration des efforts, l’économie des forces, la conservation de la liberté d’action.

 

Marc Amand


Doctorant en Management de l’innovation

et économie de la connaissance.

source : Le magazine de la RSS, page 26-27

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