E-Commerce en Côte d’Ivoire : la concurrence fait rage

En Côte d’Ivoire, la vente en ligne est en pleine ascension avec la naissance d’une nouvelle classe, la classe moyenne. Tout y passe : électroménagers, réservation d’hôtels et taxis, le textile, même la restauration. Le développement rapide des nouvelles technologies et l’accès à l’information via la généralisation de l’internet a permis une forte expansion du e-commerce en 3 ans. Une connexion internet sur un mobile ou un laptop suffit à tout utilisateur pour se rendre sur un des nombreux sites de vente en ligne qui ont récemment fait leur apparition en Côte d’Ivoire. Vente d’articles de mode, high-tech, réservation d’hôtels, achat ou location de voitures et de maisons, commande de repas en ligne.

Depuis quelques années, les consommateurs ivoiriens en font une nouvelle habitude. Et ce, grâce aux nombreux avantages de cette nouvelle plate-forme, en termes de tarifs étudiés et de livraison. Le marché aussi diversifié que dynamique est scindé à ce jour en trois. D’un côté les vendeurs, dont Afrimarket, Jumia, Cdiscount, Wasiri… et de l’autre, les intermédiaires, dont Jovago, Hello Food, Vendito. Le troisième groupe, qui, lui, est apparu grâce à la percée fulgurante des réseaux sociaux, est détenu par les groupes sur ces réseaux qui développent, dans une approche plus directe, la vente en ligne. Il s’agit de Zoom Market, qui est composé à ce jour de plus de 180.000 membres, le Djassa Virtuel, de 15.000 membres, Jour de marché, de 70.000 membres, etc.

Mais dans la pratique, le marché est dominé en grande partie par le groupe des vendeurs. Des sites de vente en ligne en Côte d’Ivoire, Jumia est le plus connu. La particularité de ces sites de e-commerce est la possibilité de payer à la livraison. En deux ans, pour ce qui est de Jumia, le chiffre d’affaires a été multiplié par cinq. En 2014, selon les résultats livrés par les Responsables du groupe, c’est environ un micro-onde par minute qui est vendu sur la plate-forme. En 18 mois, le site est passé de 300 commandes/jour à plus de 3.000 commandes/jour.

Selon une étude sur le e-commerce en 2015, réalisée par Edmond Alain Brou, l’électroménager, le téléphone et l’informatique représentent respectivement 22,5%, 46,7% et 25% des motivations d’achat. Toujours selon cette même étude, les raisons principales des achats en ligne sont, en premier, un gain de temps, la facilité de choix, mais surtout les prix relativement bas qui y sont pratiqués. Tout comme Jumia, Cdiscount et Afrimarket interviennent dans le secteur de la vente en ligne avec des approches marketing diversifiées. Mais au final, chacun y gagne son compte. Cependant, si le boom de la vente en ligne en Côte d’Ivoire est une réalité, il n’en demeure pas moins que le secteur fait face à plusieurs difficultés.

UN SECTEUR EN PLEIN BOOM, MAIS …
Plusieurs difficultés entachent encore le décollage de la vente en ligne en Côte d’Ivoire. Il s’agit, en premier, du délai de livraison, qui reste encore problématique. En effet, les sites de e-commerce sont confrontés à l’absence d’adressage des rues d’Abidjan. Une situation qui n’est pas sans conséquence. Elle contraint les opérateurs du secteur à fixer des intervalles de jours allant de 2 à 6 jours, dans la même ville. Toute chose que déplorent quelquefois les consommateurs, pour qui la célérité dans la livraison des marchandises commandées est le cœur de métier des sites en ligne. L’autre difficulté, et non des moindres, reste le manque de confiance qu’ont les populations face aux transactions financières dans le e-commerce.

Mais avec plus de 7 millions d’utilisateurs d’internet en Côte d’Ivoire, selon les chiffres de l’Autorité de Régulation des Télécommunications en Côte d’Ivoire (ARTCI), la bataille pour acquérir le plus de parts de marché devient un enjeu de taille pour les sites.

 

Source : l’Inter

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Commentaires “E-Commerce en Côte d’Ivoire : la concurrence fait rage”

  1. Anne dit :

    Très bon article, merci. Je pense qu’il est important d’être tenu au courant des choses qui se passent à l’étranger également.

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